Quatrième mois de grossesse et contrariétés diverses

Depuis une semaine, je suis enceinte de quatre mois pleins et je suis entrée dans mon cinquième mois de grossesse. J’ai donc déjà fait presque la moitié du chemin. Ou peut-être même la moitié si BébéGrenouille fait comme sa grande sœur et décide de naître un peu avant la date prévue.

Je suis encore très fatiguée et même peut-être plus que le mois précédent. L’entreprise dans laquelle je travaille à déménager en janvier. J’ai désormais 2h10 de trajet porte-à-porte par jour (au lieu de 1h15) dont une quarantaine de minutes de marche quotidiennes. Les trajets rallongés, la fatigue due à la grossesse, un enfant en bas âge qui demande beaucoup d’attention, les hormones qui chamboulent tout, l’incertitude quant à notre avenir financier, accumulé aux soucis du quotidien et à ma sciatique à droite qui ne me lâche plus, m’épuisent physiquement et moralement et mettent mon moral à rude épreuve.

Celui-ci est plutôt en dents de scie ces derniers temps et il m’arrive souvent de pleurer. Parfois, j’arrive à relativiser et à me dire que ça pourrait être pire et parfois je me sens complètement submergée. Le fait que je garde tout ça pour moi ou presque (j’en parle avec PapaGrenouille, mais c’est différent et pas suffisant) finit par trop peser sur mes épaules. La semaine dernière, vendredi soir, j’ai fini par craquer au boulot, je n’ai pas réussi à contenir mes larmes et j’ai pleuré dans les bras d’une collègue. Du repos me ferait du bien, je crois, j’ai besoin de souffler, d’avoir du temps pour moi et de me retrouver un peu seule.

Au quotidien, PapaG a fait énormément d’efforts et a beaucoup pris sur lui. Il gère la vaisselle, les repas (et il fait de vrais plats cuisinés, très bons, et souvent nouveaux), les poubelles, le ménage si je lui demande, et il se lève plus facilement pour MissG le week-end. Il a également diminué sa consommation d’alcool qui était devenue excessive et trop régulière à mon goût et qui commençait à poser un réel problème au sein de notre couple. Tous ses efforts ont dissipé les tensions qu’il y avait entre nous. Nous nous entendons mieux et nous nous disputons moins. Je fais également des efforts, j’essaie d’éviter de lui faire des reproches et je le laisse travailler, enfermé dans le bureau, sans râler (ou presque), même le soir quand je rentre du travail, même le week-end, même si ça me pèse et même si je me sens seule et fatiguée de gérer MissG toute seule et ne de pas avoir de temps pour moi.

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La grosse ombre au tableau, c’est qu’il ne s’est toujours pas mis pour de bon à rechercher un emploi. Sachant qu’il est en fin de droit et que début mars il ne touchera plus le chômage ça m’angoisse. Et pour les prochains mois à venir et pour mon très fort désir de prendre un congé parental (dont je reparlerai dans un prochain article). C’est vraiment quelque chose qui me mine le moral. Même s’il devrait normalement récupérer un petit salaire grâce à son autoentreprise pour mars et peut-être pour avril, cette instabilité financière me fait peur et je me sens très frustrée d’aller travailler tous les jours sans pouvoir acheter ce qui me plait (en restant raisonnable bien sûr) pour moi un peu, mais surtout pour ma fille et mon bébé à venir.

L’autoentreprise et la revue littéraire de PapaGrenouille commencent à bien marcher, à décoller un peu et c’est un soulagement, car il bosse dur pour que ça fonctionne. Peut-être qu’il finira par pouvoir en dégager un salaire suffisant pour en vivre comme il le souhaite, mais ça ne sera pas pour tout de suite. Malheureusement, je crois qu’il pense trop pouvoir en vivre rapidement et que c’est ça qui le pousse à ne pas se mettre sérieusement à la recherche d’un emploi. Il repousse sans cesse et ça m’énerve qu’il n’ait pas l’air de se rendre compte que notre situation est instable. Je suis la seule à m’inquiéter. Il ne se rend pas compte que la venue d’un deuxième bébé occasionnera des frais supplémentaires, je crois que pour lui ce n’est pas encore très concret. Et même sans ça, nous ne pouvons pas nous en sortir avec mon unique salaire. C’est un sujet épineux et je me fais rembarrer à chaque fois que j’essaie de lui en parler.

Si par sa faute, nous n’avons pas les moyens pour que je prenne de congé parental en septembre, je ne sais pas si je pourrais le lui pardonner. Je n’ai pas pu en prendre un pour MissG et pour la même raison et j’ai déjà eu du mal à le digérer. Et je crois que c’est à son tour maintenant de faire quelques « sacrifices », j’en ai déjà fait pour lui, j’ai été plus que compréhensive et j’aimerais que cette fois ça se passe comme je le souhaite au lieu de subir une situation que je n’ai pas choisie. Si sa revue, plus ses nouvelles, ses poèmes et ses romans pouvaient marcher, tout serait bien différent dans notre quotidien, mais également au sein de notre couple. Un jour, je suis sûr qu’il y arrivera. Ça plaît, même si ça concerne un public restreint et limité. Il faut surtout qu’il arrive à faire connaître et reconnaître son travail.

La fatigue, les baisses de moral et les contrariétés ont entraîné chez moi un gros besoin de manger, du sucré et du gras bien évidemment et en quantité. Je ne mange pas par faim (enfin des fois si!), mais surtout par réconfort. J’ai donc déjà pris six kilos depuis le début de ma grossesse. Il y a des jours où je le vis bien et d’autres où je me sens mal dans ma peau et où je me trouve juste moche et grosse. Il faudrait que je me calme sur la nourriture si je ne veux pas finir avec 25kg de plus en fin de grossesse, mais c’est difficile. Ça m’aide aussi à tenir quand je rentre du boulot et que je suis fatiguée. Paradoxalement, je pense déjà à reprendre Weight Watchers après mon accouchement (je suis même presque impatiente!) et à retourner courir au printemps prochain alors que je suis incapable de me raisonner quand une envie de me goinfrer me prend.

Et sinon, pour finir sur une note positive, depuis la semaine dernière, je sens de vrais petits coups de BébéGrenouille. Jusque-là, ce n’était que des frôlements et des chatouillis sous la peau, mais désormais je sens des petits coups. Ça me surprend souvent. J’avais oublié cette sensation. L’émotion que faisaient naître ces petits coups. À quel point c’était rassurant de sentir ce tout petit être gigoter et se retourner. Parce que je sens des coups, mais aussi des vagues quand il se tourne et nage dans mon ventre et il bouge beaucoup! Je le sens souvent quand je suis occupé ou au travail, l’après-midi souvent, mais aussi le soir quand je me couche. Alors je caresse mon ventre là ou j’ai senti le coup et je souris. Et souvent, il donne des coups à nouveau juste sous ma main comme pour me dire qu’il est bien là.

J’ai parfois du mal à réaliser qu’il sera bientôt là pour de bon, mais j’imagine tellement bien MissG en grande sœur. Elle grandit et évolue tellement vite en ce moment. Je compte lui acheter un livre sur le sujet bientôt, probablement un T’Choupi puisque c’est une fan inconditionnelle! Je lui parle de temps en temps du bébé et je lui explique qu’elle va bientôt avoir un petit frère ou une petite sœur. Pour le moment j’imagine souvent que je porte un petit garçon, mais il va falloir patienter encore quelques semaines pour savoir si notre bébé est un petit bonhomme ou une petite poupée. J’ai hâte de savoir pour pouvoir me projeter un peu plus.

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2 commentaires sur « Quatrième mois de grossesse et contrariétés diverses »

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