Encore un peu de courage…

Hier aprèm j’avais rendez vous avec un gynéco à l’hôpital pour programmer le curetage. Je pensais que ça pourrait s’évacuer tout seul mais ça fait déjà trop longtemps. Le RDV s’est bien passé même si j’ai trouvé le gynéco froid et un peu brusque. C’est lui qui va procéder à l’intervention. C’est prévu pour vendredi. Avant ça je dois retourner à l’hôpital mercredi pour voir l’anesthésiste. Je dois être opérée dans le service « Maternité », il n’y a pas de place dans le service où s’effectue cette intervention habituellement. Je trouve que c’est un sacré manque de tact de m’envoyer faire un curetage dans un service plein de femmes enceintes et de nouveaux nés mais on ne m’a pas demandé mon avis… J’ai aussi été voir mon médecin traitant pour qu’il me mette en arrêt. Je n’avais pas le coeur a aller travailler. Pas la force de faire semblant. Pas la force de sourire et de faire comme si tout allait bien. Surtout que personne n’est au courant de ma grossesse et donc de ma fausse couche dans mon service.

Article 7

Je suis stressé et j’ai peur. Je n’ai jamais été hospitalisé. Mais en même temps j’ai hâte que ça soit terminé. J’ai hâte de pouvoir tourner la page. Même si ça restera ma première grossesse, mon premier bébé et que je ne l’oublierai jamais, j’ai besoin que ça se termine parce que finalement ça fait plus d’un mois que la grossesse est arrêtée. Et puis c’est dur de n’avoir personne à qui en parler. Seule mon amie qui est tombé enceinte quelques semaines avant moi est au courant et je ne veux pas gâcher sa joie et son bonheur avec ma tristesse.

Parfois je me sens pas si mal, je n’y pense pas. Je me dis qu’il valait mieux le perdre maintenant que dans quelques mois. Que ça aurait été encore plus dur. Qu’il avait sûrement une malformation ou un problème génétique et que la nature a fait son boulot. Mais je me sens comme une coquille vide. Et puis parfois, la douleur me submerge, la détresse m’envahit et les larmes roulent le long de mes joues. Ça fait tellement mal… Heureusement PapaGrenouille est là pour me consoler. Pour me serrer dans ses bras. Pour me rassurer. Pour me dire de ne pas m’inquiéter et que dès que se sera possible il me fera plein de petites grenouilles. Et que notre prochain bébé sera plus fort, plus vigoureux et qu’il sera parfait. Pour le moment, c’est un peu difficile d’y croire. Difficile de m’imaginer à nouveau enceinte.

Mais je garde l’espoir qu’un jour pas si lointain, nous serons à nouveau heureux et plein d’impatience. Et que sur l’échographe nous pourrons découvrir une minuscule grenouille nageant dans mon ventre et entendre  les battements de son petit cœur plein de vie…

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